Écrasement en Antarctique, l'avion suivait la trajectoire prévue
WELLINGTON, Nouvelle-Zélande - L'avion canadien qui s'est écrasé en Antarctique avec trois membres d'équipage semblait suivre sa trajectoire mais pourrait avoir tourné trop tôt lors de son passage dans une chaîne de montagnes, a indiqué un responsable de sauvetage néo-zélandais.
Chris Henshaw, un responsable de la recherche et du sauvetage du Centre de coordination de sauvetage de la Nouvelle-Zélande, a expliqué que l'épave de l'avion Twin Otter se trouvait sur la trajectoire que l'avion prévoyait suivre entre le Pôle Sud et une base italienne située dans la baie de Terra Nova.
«Puisque l'appareil Twin Otter était opéré par une compagnie canadienne, Kenn Borek Air de Calgary, des responsables canadiens ont immédiatement amorcé leur enquête», a indiqué Julie Leroux, du Bureau de la sécurité des transports du Canada.
Des équipes de recherche en avion ont confirmé que l'avion pouvait être aperçu sur une pente abrupte près du sommet du mont Elizabeth. Selon les responsables néo-zélandais, l'impact aurait été direct et aucun des trois membres d'équipage n'aurait pu survivre. Les responsables néo-zélandais ont informé les proches des victimes.
Le pilote a été identifié par des amis comme étant Bob Heath d'Inuvik, une ville des Territoires du Nord-Ouest. Des médias ont rapporté que Mike Denton, un nouveau marié de Calgary dont les photos d'avions apparaissent sur le site Internet de Kenn Borek Air, faisait aussi partie de l'équipage. L'identité du troisième membre n'a pas encore été rendue publique.
M. Henshaw a indiqué que selon les cartes, passer par la chaîne de montagnes semblait être une route logique.
«On dirait que le pilote a tourné trop tôt. Actuellement, on ne sait pas si c'est le cas», a-t-il déclaré.
Le Twin Otter avait décollé mercredi du Pôle Sud en direction d'une base italienne située dans la baie de Terra Nova, mais il n'est jamais arrivé à destination.
Le signal d'un émetteur de localisation d'urgence a été détecté près de l'extrémité nord de la chaîne de montagnes Reine-Alexandra, environ à moitié chemin entre le Pôle Sud et la station McMurdo, un centre de recherche américain.
Le mauvais temps a toutefois nuit aux efforts des équipes de secours pour repérer l'appareil, la neige, le froid, les vents violents et les nombreux nuages les empêchant de voir quoi que ce soit lorsqu'ils survolaient les lieux.
Selon un communiqué du Centre de coordination de sauvetage de la Nouvelle-Zélande, l'opération pour atteindre la carcasse de l'appareil sera menée conjointement par le programme Antarctique des États-Unis et l'unité de
gestion des incidents de l'Antarctique de la Nouvelle-Zélande.
Le communiqué mentionne également qu'il s'agira d'une mission difficile puisque l'avion canadien s'est écrasé à une altitude de 3900 mètres.
Le but de la mission est de retourner les trois corps en Nouvelle-Zélande pour qu'ils puissent ensuite être rapatriés au Canada.
Kenn Borek Air, une entreprise très présente dans le Nord canadien, envoie des avions en Antarctique depuis 28 ans. Le pilote comptait 10 ans d'expérience de vol dans la région, selon un collègue.







