Voici la dernière chance de faire bonne impression chez Lincoln. La nouvelle MKZ 2013 présentée officiellement au Salon de l'auto de New York en avril dernier représente la nouvelle philosophie de la marque. L'idée est de s'éloigner du style de Ford pour présenter quelque chose d'unique.
Un A pour l'effort
Le modèle de production demeure fidèle, n'en déplaise à certains, au concept présenté au Salon de l'auto de Détroit en 2012. La calandre en chute d'eau fait maintenant place à une calandre en forme d'aile d'oiseau plus expressive. Les petits blocs optiques à DEL très effilés vers les ailes ajoutent une touche très moderne et offre une signature visuelle intéressante. Dépourvue de protections de pare-chocs à l'avant et à l'arrière, cette MKZ laisse place à une caisse entièrement peinte en mettant de l'avant un style monochrome épuré. Même chose à l'arrière, la recette du concept prévaut. On note un bandeau lumineux qui traverse dans toute sa largeur le coffre. On retrouve aussi en option ( 3 450$) un énorme toit panoramique de 1,4 m2. Sa partie située au-dessus des places avant coulisse d'ailleurs vers la poupe du véhicule sur un système de rails installés de chaque côté de la lunette arrière. Au final, même si cette Lincoln est assise sur une plateforme de Ford Fusion, les concepteurs ont bien réussi à camoufler les lignes du géniteur. Le seul endroit où le jupon de Ford déborde un peu c'est en regardant le profil de la voiture, mais la ligne générale est originale.
Un luxe omniprésent à l'intérieur
Offerte en version de base, Sélect, Ultra et Préférée, la finition est directement liée à la version choisie et à la profondeur de votre portefeuille. Notre modèle à l'essai était un modèle 2,0 litres Ecoboost à traction dans sa version Ultra. Ce modèle affiche un prix d'entrée de 38 350$. Avec tous les extra dans notre modèle, la facture s'élevait à 51 525$. C'est donc dire que nous avions plus de 13 000$ d'équipement en option dans notre MKZ, ce n'est pas rien. À ce prix, pas surprenant que l'intérieur soit cossu. En plus du système de navigation qui vient de série avec le groupe Ultra, nous avions droit à des sièges avant chauffants/refroidissants avec garnitures en cuir perforé, un volant garni de bois et un coffre à fermeture électrique. Parmi les options, un toit ouvrant panoramique (3 450$), le groupe technologique à 2 450$ qui comprend :
• Régulateur de vitesse adaptatif et avertisseur de collision avec assistance de freinage
• Assistance active durant le stationnement9
• Aide au suivi de voie
• Système de détection à l'avant
• Feux de route automatiques
• Essuie-glaces à détecteur de pluie )
Nous avions aussi un système audio haut de gamme THX® II avec 14 haut-parleurs et amplificateur de 700 watts à 14 canaux pour 1100$ et des roues de 19 pouces à 1150 $. L'habitacle est bien conçu le démarrage et les changements de rapports sont à bouton poussoir. L'insonorisation est de qualité et le confort sans reproche.
Sous le capot
Le MKZ arrive de série avec le moteur 2,0 litres Ecoboost de 240 chevaux avec les roues motrices avant et une transmission automatique à six rapports avec la possibilité de changer les rapports au volant. Vous pouvez également opté pour une traction intégrale avec le moteur V6, aussi offert en version à roues motrices avant, de 3,7 litres et 300 chevaux. Dans notre modèle à l'essai, les 240 chevaux du moteur Ecoboost sont bien présent. On sent peu le poids du véhicule, mais l'accélération est franche. Pour le même prix qu'une version 2,0 litres Ecoboost de base, vous pouvez aussi opté pour un modèle hybride avec un 4 cylindres deux litres et 181 chevaux.
Sur la route
Pour se démarquer un peu de la Fusion, Lincoln a changé la suspension pour être adaptable. La suspension à amortissement piloté se règle jusqu'à 50 fois par seconde pour assurer une tenue de route plus stable, avec un comportement plus doux. Vous avez le choix entre le mode confort, normal et sport. Pour les nostalgiques des vieilles Lincoln, vous serez heureux en mode confort. Pour un peu plus de modernisme, le mode sport modifie le comportement, la tenue de route, l'étalonnage de la boîte de vitesses et même la réaction de la direction. Certains diront même que le mode sport est un peu sec pour une voiture de luxe. Une chose est certaine, si vous voulez aller faire quelques petits chemins tortueux, la MKZ est prête. Les pneus de 19 pouces collent à la route et toutes les aides à la conduite électroniques veillent à vous garder sur la route faisant de la MKZ une voiture très sécuritaire. Un seul bémol, la direction est peu communicative, ce qui diminue le plaisir de conduire.
Conclusion
Au final, La MKZ n'arrive pas à vous faire sentir quelque chose de spécial à son bord. Dans un marché des berlines de luxe qui vibre à l'émotion, c'est un sérieux revers de fortune. La concurrence allemande et japonaise fait mieux à ce chapitre, de la performance moteur à l'aménagement intérieur. C'est une bonne voiture, mais ce n'est pas une grande voiture. C'est un marché sans pitié et seulement l'exceptionnel trouve sa place surtout dans le cas de Lincoln à qui le marché a déjà donné sa large part de tentatives infructueuses.
Forces
Un style unique
Un choix de modèles intéressant
Un environnement luxueux
Faiblesses
Direction peu communicative
Le prix des options
Manque de charisme dans l'approche et la conduite
Fiche Technique
Moteur à l'essai
L4 2,0 L DACT
PUISSANCE 240 ch à 5500 tr/min
COUPLE 270 lb-pi à 3000 tr/min
BOÎTE(S) DE VITESSES automatique à 6 rapports
PERFORMANCES 0-100 km/h 8,0 s
Consommation (L/100 km): 10,0
PNEUS : P245/40R19

DIMENSIONS
EMPATTEMENT 2850mm
LONGUEUR berline 4930 mm,
LARGEUR 1865 mm
HAUTEUR 1478 mm
POIDS : 1684 kilos
DIAMÈTRE DE BRAQUAGE 10,5 m
COFFRE : 436 litres
RÉSERVOIR DE CARBURANT 62 L
Prix du modèle à l'essai 51 525 $

Un incontournable de l'automobile au Québec
Le printemps représente pour plusieurs le moment idéal pour changer de voitures. Avec la collaboration du CAA-Québec, l'éditeur et rédacteur en chef de l'Annuel de l'Automobile, Benoit Charrette vous présente le Guide des véhicules d'occasion 2013.
Ce guide se veut un résumé complet des véhicules du parc automobile canadien des six dernières années (2007 à 2012). Chaque véhicule fait l'objet d'un essai sur une page avec fiche technique, photos et descriptif des rappels et des éléments à surveiller. Une liste de prix est annexée à chaque véhicule.
Les véhicules d'occasions représentent plus de la moitié des transactions automobiles au Québec et le Guide des véhicules d'occasions est le seul ouvrage du genre sur le marché. De plus, pour l'édition 2013, Le Guide des véhicules d'occasion s'associe au CAA-Québec. En plus de signer cinq reportages dans le guide, le CAA-Québec lance sur son site une section entièrement repensée dédiée aux essais routiers, donnant accès aux internautes à un contenu mieux organisé et bonifié, notamment grâce à un partenariat exclusif avec l'auteur du Guide des véhicules d'occasion, M. Benoît Charette.
Les visiteurs qui se rendent au caaquebec.com/essaisroutiers ont dorénavant accès aux fiches descriptives d'un éventail de véhicules d'occasion de 2007 à 2012. « Pour CAA-Québec, un partenariat avec l'auteur du Guide des véhicules d'occasion, Benoît Charette, constitue un atout indéniable », affirme Mme Sophie Gagnon, vice-présidente adjointe aux relations publiques et gouvernementales de CAA-Québec. « Les informations du guide de M. Charette auront désormais une vitrine en ligne, permettant aux visiteurs d'avoir accès à un complément d'information qui s'avérera très utile quand viendra le temps d'acheter ou de louer une voiture neuve ou usagée», conclut-elle.
L'édition 2013 du Guide des véhicules d'occasion est disponible dans toutes les libraires du Québec ainsi que dans les magasins Couche-Tard. De plus, les membres CAA-Québec obtiennent un rabais de 20% sur le prix de vente en se procurant le guide dans un Couche-Tard participant ou dans un des 14 centres de services CAA-Québec.
Dans un monde où tous les constructeurs diminuent la taille de ses véhicules et la cylindrée de ses moteurs, il reste quelques irréductibles que la conjoncture ne semble pas ébranlée. Il peut sembler un peu fou de proposer en ces temps de disette un 4x4 avec moteur V8 compressé qui fait pas moins de 510 chevaux. C'est pourtant l'offre du nouveau Range Rover qui sous ses allures assez semblables à la dernière mouture a tout de même beaucoup à offrir.
Une 4e génération en 42 ans
Toujours aussi faciles à reconnaître, les concepteurs de Gaydon dans les Midlands anglais n'ont pas beaucoup jouer sur le format qui demeure essentiellement le même ni sur les formes intemporelles qui ont fait la renommée du modèle. Toutefois, c'est l'apport massif de l'aluminium dans la recette qui a permis de sauver 400 kilos seulement dans la structure du véhicule. Un tour de force qui fait du Range Rover, le premier utilitaire tout aluminium au monde. Mais attention. Cela ne veut pas dire que vous avez tout à coup un utilitaire moins gourmand. Il est impossible d'apprendre à un moteur V8 5,0 litres suralimenté de 510 chevaux à être frugal. Même avec une perte massive de poids, vous allez encore avaler plus de 20 litres de carburant à tous les 100 kilomètres. Toutefois, cette perte de poids donne une fougue insoupçonnée à ce pachyderme sur roues. Le 0-100 km/h se boucle en 5,4 secondes, c'est presque une seconde de moins que la précédente génération avec le même moteur et c'est mieux que pratiquement tous les utilitaires comparables. À titre de comparaison, c'est mieux qu'un Porsche Cayenne GTS (5,7 s) qu'un BMW X5 xDrive 5.0i (5,5 s) et qu'un Mercedes GL500 (6,5 s).
Véritable machine de guerre, ce moteur se comporte en vrai gentleman. Très souple, sa bande de puissance est très longue. Il est donc docile à bas régime et son énorme couple crache toute sa puissance dès que vous appuyez fermement sur l'accélérateur. Il faut noter au passage le travail impeccable de la boîte ZF à huit rapports qui gère cette puissance d'une main de maître en offrant au choix un mode sport et un mode manuel avec palette au volant. Si vous poussez un peu la cadence, vous allez même vous surprendre à conduire cette bête comme une sportive. Les 2 330 kg disparaissent tellement la direction est vive et précise. La montagne d'aide à la conduite électronique donne des airs de ballerine à cet éléphant de la route. Les suspensions adaptatives compensent les mouvements de caisse avec une grande aisance. On a l'impression d'être au volant d'une voiture de sport. Mais attention aux l'excès de confiance, le bestiau de 5 mètres réclame une vigilance de tous les instants et une grosse anticipation au freinage. Cette tâche est d'ailleurs confiée à Brembo à six pistons.
Toujours le maître du hors route
Il est dommage que si peu de propriétaires trouvent des occasions de tester les réelles capacités du Range Rover hors route. Grâce au système Terrain Response qui configure la hauteur, la motricité et les différents blocages de différentiel du véhicule en fonction des besoins, le conducteur n'a strictement plus rien à faire. Le système se charge de tout. À cela s'ajoutent des capacités de franchissement hors-piste sans commune mesure avec le gratin des SUV de luxe. Le Range Rover possède la garde au sol la plus importante du monde des utilitaires et commence à exploiter ses possibilités, là où personne n'ose poser la roue.
Sur la route, le nouveau Range berce ses passagers dans un confort monarchique. Impossible de distinguer le revêtement sur lequel il évolue. Un tapis volant, aussi bien insonorisé qu'un studio de musique. Tout ce luxe s'accompagne naturellement d'un espace de vie unique à l'intérieur. Au-delà des matériaux nobles et du cuir intégral, vous avez droit à l'air climatisée automatique, sièges chauffants/rafraîchissants/massants, tableau de bord avec écran virtuel, navigation avec disque dur, système audio Meridian - 17 HP - Subwoofer - 825 Watts - Prise auxiliaire pour lecteur MP3, pare-brise feuilleté, chauffant et accoustique, caméra de recul, détecteurs d'obstacles avant et arrière, alarme périmétrique, phares Xénon, allumage automatique des phares, détecteur de pluie, etc. La planche de bord reprend, la disposition des éléments du Evoque (écran, molette centrale...) et se veut aussi épurée que raffinée. Une belle simplicité dans un luxe consommé.
Conclusion
Pour ceux qui ne veulent pas trop se sentir dépaysé en quittant le confort d'une Rolls, je vous suggère le Range Rover.
Forces
Confort de roulement
Un luxe consommé
Invulnérabilité au volant
Meilleur véhicule hors route au monde
Faiblesses
Consommation honteuse
Prix exorbitant
Historique de fiabilité décevant
Fiche Technique
MOTEUR
V8 5,0 L suralimenté par compresseur volumétrique DACT
PUISSANCE 510 ch à 6000 tr/min
COUPLE 461 lb-pi de 2500 Ã 5500 tr/min
BOÎTE(S) DE VITESSES automatique à 8 rapports avec mode manuel
PERFORMANCES 0-100 km/h 5,4 s
Vitesse maximale 225 km/h (250 km/h option)
CONSOMMATION (100 km) 18,4 L (octane 91)
AUTRES COMPOSANTS
SÉCURITÉ ACTIVE freins ABS, assistance au freinage, répartition électronique de la force de freinage, contrôle électronique de la stabilité, antipatinage
SUSPENSION avant/arrière indépendante
FREINS avant/arrière disques
DIRECTION à crémaillère, assistée
PNEUS RR HSE P255/55R19 RR Sport P255/50R19 RR Supercharged P255/50R20 RR Sport Supercharged P275/40R20
DIMENSIONS
EMPATTEMENT 2922 mm
LONGUEUR 4999 mm
LARGEUR 1 983 mm
HAUTEUR 1835 mm
POIDS 2330 kg
DIAMÈTRE DE BRAQUAGE 12,3 m
COFFRE RR Sport 994 L, 2099 L (sièges abaissés)
RÉSERVOIR DE CARBURANT 105 L
CAPACITÉ DE REMORQUAGE 3500 kg (remorque avec freins)
Prix du modèle à l'essai 144 000$
-30-
Benoit Charrette est propriétaire et rédacteur en chef de l'Annuel de l'automobile et du Guide des véhicules d'occasion. On peut aussi l'entendre tous les vendredi à Dutrizac à 14 :05
Francis Brière
Austin, Texas - Le Jeep Grand Cherokee avait reçu un accueil favorable lors de sa dernière refonte en 2011. Les concepteurs et ingénieurs de Chrysler avaient réussi à donner un souffle nouveau à ce véhicule qui en avait besoin, notamment en ce qui concerne l'habitacle. L'aspect mécanique avait aussi eu besoin de changements et le constructeur américain en avait profité pour présenter un nouveau V6 capable de propulser le VUS qui, mine de rien, pèse plus de 2200 kilos. Le V6 Pentastar est un moteur qui peut s'acquitter de nombreuses tâches, y compris celle de mouvoir ce mastodonte aux capacités hors route indéniables.
Pour 2014, Jeep présente un véhicule renouvelé, mais dont les changements d'ordre esthétique s'avèrent timides. Du reste, si le Grand Cherokee avait été si bien reçu il y a près de quatre ans, pourquoi prendre le risque de gâcher la sauce ? Nous pourrions donc affirmer que cette nouvelle mouture de Grand Cherokee a subi un rafraîchissement de sa silhouette et de son habitacle, mais les ingénieurs nous ont réservé quelques surprises annonçant des changements plus importants au plan mécanique.
Le respect du succès
Même si chaque livrée possède des fioritures qui les distinguent l'une de l'autre, la silhouette du Jeep Grand Cherokee 2014 a subi peu de transformations. Il fallait bien sûr redessiner les phares, question de suivre cette tendance qui consiste à les rendre encore plus discrets. Des feux de jour à DEL ont été ajoutés, tandis que des phares bi-xénon sont offerts en option. La calandre est plus basse et les feux sont plus profilés. À l'arrière, c'est l'inverse puisque les phares ont été grossis et le logo Jeep se situe directement sur le hayon.
L'habitacle du modèle 2011 a marqué un air de renouveau chez Chrysler. Les intérieurs bâclés du passé laissaient enfin place à une conception au goût du jour et à des matériaux de qualité. Le bloc central de la planche de bord a été revu pour accueillir un écran Uconnect de cinq ou huit pouces, selon l'option choisie. Il abrite notamment le nouveau système d'information et de divertissement plus intuitif. On remarque également le nouveau volant à trois branches qui devient surdimensionné pour la livrée SRT.
Quatre moteurs, quatre livrées, quatre fonctions
La grande nouveauté en ce qui concerne le Jeep Grand Cherokee est sans contredit la venue d'un moteur diesel. Rappelons que le VUS a déjà été offert avec cette motorisation jusqu'en 2009 et qu'il s'agit du même bloc quel les ingénieurs ont modifié légèrement. Selon le constructeur américain, la consommation du Grand Cherokee équipé de ce moteur ne devrait pas dépasser les 7,0 litres aux 100 kilomètres. Lors de notre essai dont le trajet se situait principalement sur route, nous avons obtenu 7,5 litres aux 100 kilomètres, ce qui est excellent. Mentionnons que le bloc Ecodiesel est seulement offert en option pour les livrées Overland et Summit. Vous devrez débourser 5000 $ pour en équiper votre Jeep Grand Cherokee 2014. Si ce moteur diesel de 3,0 litres de 240 chevaux et 420 lb-pi de couple vous laisse indifférent, vous pouvez toujours opter pour le V6 Pentastar de 3,6 litres produisant 290 chevaux. Ce bloc fournit une puissance appréciable malgré le poids important du véhicule et est offert de série pour toutes les livrées, sauf pour la SRT, évidemment. Autrement, le V8 de 5,7 litres, avec ses 360 chevaux, vous en donnera davantage et fait grimper la capacité de remorquage à 7200 lbs. Enfin, le Jeep Grand Cherokee SRT offre des performances dignes de l'écusson avec son V8 de 6,4 litres de 470 chevaux. Ce modèle n'est pas donné à toutes bourses avec un tarif qui avoisine les 70 000$, mais il vous en donnera pour votre argent. Si l'idée vous prenait d'aller faire un tour de piste avec votre SRT, vous ne serez pas déçu.
N'oublions pas l'autre grande nouveauté pour toutes les livrées du Grand Cherokee 2014 : la boîte de vitesses. En effet, Chrysler propose une nouvelle boîte de type ZF à huit rapports. Elle améliore le rendement énergétique du véhicule tout en procurant des changements plus doux et plus discrets. En revanche, lors de fortes accélérations avec le modèle SRT, cette boîte s'avère plus rustre avec des à -coups déstabilisants.
Le Jeep Grand Cherokee SRT à l'épreuve
Chrysler avait convié les journalistes à une séance d'essai en piste du Grand Cherokee SRT au Circuit des Amériques à Austin. Il s'agit précisément du nouveau complexe ayant accueilli une épreuve de Formule 1 en 2012. Si vous avez peine à croire qu'un véhicule de ce gabarit et de ce poids puisse circuler sur une telle piste de course sans mettre en péril la vie de ses occupants, détrompez-vous. Le Jeep Grand Cherokee SRT offre un mode de conduite spécialement conçu pour s'acquitter de cette tâche peu banale. La suspension est calibrée pour offrir une tenue de route optimale, la boîte de vitesses est réglée pour des changements de rapports précis et rapides et le régime moteur se fixe en fonction d'accélérations et de décélérations brutales. Le bouton « track » (piste) permet au conducteur de tout régler d'un seul geste et le véhicule est fin prêt pour une séance de brasse-camarade sur circuit.
Le vrai véhicule utilitaire
La majorité des acheteurs de Jeep Grand Cherokee ne l'utilise pas à sa pleine mesure. Évidemment, il s'agit d'un véhicule conçu pour la route, et pour offrir de l'espace, du luxe, du confort et un bon comportement routier. De fait, le Grand Cherokee 2014 s'avère fort compétent si nous le considérons uniquement comme véhicule de promenade. Malgré le fait qu'il s'agisse d'un camion équipé de grosses roues et d'une suspension robuste, sa tenue de route est impeccable et le niveau de confort qu'il procure est étonnant. Reste que ce véhicule peut servir à bien autre chose que de transporter des personnes. Par exemple, sa capacité de remorquage est de 7200 lbs avec le V8 et le moteur diesel et de 6200 lbs avec le V6. C'est inférieur à celle d'une camionnette pleine grandeur, mais supérieur à celle d'un véhicule utilitaire sport plus conventionnel, comme un Buick Enclave par exemple. De plus, le Grand Cherokee possède des capacités étonnantes pour circuler en terrain hostile. Si vous devez affronter des conditions routières difficiles, ce véhicule vous permettra de vous rendre à bon port sans complications. Quel est le plus grand défaut du Jeep Grand Cherokee ? Son prix, puisque les livrées Overland et Summit commandent un tarif qui s'approche de celui d'un Mercedes-Benz ML ou d'un BMW X5. Nous connaissons les qualités des produits allemands et, à ce compte, Chrysler s'aventure sur un terrain glissant !
Points forts
Confort et luxe
Robustesse légendaire
Compétences hors route
SRT exaltant
Choix de moteurs
Points faibles
prix élevé
Diesel onéreux
Poids excessif
Livrée de base dépouillée
Moteurs
Livrées : Laredo, Limited, Overland et Summit
Moteur : V6 3,6 litres
Puissance : 290 ch @ 6400 tr/min

Couple: 260 lb-pi @ 4800 tr/min

Trans : auto 8 

0-100 km/h : 9,0 s
Vitesse maximale : 210 km/h

Consommation moyenne : 10,0 L/100 km
Livrées : Laredo, Limited (en option), Overland et Summit (de série)
Moteur : V8 5,7 litres
Puissance : 360 ch @ 5150 tr/min

Couple: 390 lb-pi @ 4250 tr/min

Trans : auto 8 

0-100 km/h : 6,5 s (estimation)
Vitesse maximale : 250 km/h

Consommation moyenne : 12,5 L/100 km
Livrée : Overland, Summit
Moteur : V6 3,0 litres Ecodiesel
Puissance : 240 ch @ 3600 tr/min

Couple: 420 lb-pi @ 2000 tr/min

Trans : auto 8 

0-100 km/h : 8,0 s (estimation)
Vitesse maximale : 210 km/h

Consommation moyenne : 7,5 L/100 km
Livrée : SRT
Moteur : V8 6,4 litres
Puissance : 470 ch @ 6000 tr/min

Couple: 465 lb-pi @ 4300 tr/min

Trans : auto 8 

0-100 km/h : 5,0 s (estimation)
Vitesse maximale : 250 km/h
(estimation)
Consommation moyenne : 13,5 L/100 km
Dimensions

Empattement : 2915 mm

Longueur : 4822 mm

Largeur : 1943 mm

Hauteur : 1761 mm

Poids : 2437 kilos (Summit diesel)
Diamètre de braquage : 11,3 m

Coffre : 1934 l.
Pneus : P265/50R20 (Summit)
Prix
40 000 Ã 60 000 $
Le mot nouveau prend plusieurs sens en automobile, certains constructeurs font réellement dans l'inédit quand vient le moment de changer un modèle. D'autres comme Toyota nous ont appris que nouveau ça veut tout simplement dire un modèle qui remplace l'ancien. Mais dans le cas du RAV4, le géant japonais y a ajouté un peu d'audace. Oui, le véhicule se reconnaît facilement, mais pour une fois, on peut réellement parler d'une nouveauté.
Un segment chaud
Les utilitaires compacts ont la cote depuis quelques années et Toyota occupe une place de choix avec le RAV4. Il a pratiquement inauguré le segment avec la première génération de cet utilitaire de ville en 1994 et n'a pas lâché le morceau depuis. Toutefois, au fil des générations, la clientèle a évolué et demande plus d'espace, de fonctionnalité, souvent au détriment des compétences en tout terrain. C'est pourquoi Toyota présente une version à 2 roues motrices, de sa RAV4. Avec les Coréens qui poussent l'avant-gardisme toujours plus loin dans la présentation de ses nouveaux modèles, Toyota a fait preuve de bon goût avec une ligne qui se reconnaît facilement, mais où on constate aussi la progression. L'avant est plus profilé, l'arrière offre un clin d'œil au Range Rover Evoque dans le dessin du hayon. On peut dire la même chose de l'intérieur qui fait montre de bon goût, autre chose assez rare chez Toyota. Nous avons été séduits par la planche de bord deux tons de notre modèle d'essai, L'assemblage frôle la perfection et comme toute-bonne Toyota, rien ne tremble ni ne couine dans l'habitacle. Côté équipement, le brillant système multimédia « Toyota Touch » est disponible dès le deuxième niveau d'équipement à l'instar du moniteur d'angle mort. Un bon point pour la sécurité ! D'autant que la dotation peut être relevée avec l'avertisseur de franchissement involontaire de ligne blanche, les grands phares automatiques, les 7 coussins gonflables.
Un seul moteur (pour le moment)
Fini le V6, Toyota suit en ce sens une forte tendance dans le milieu automobile à offrir des mécaniques plus petites. Le nouveau RAV4 est donc disponible avec un 4 cylindres 2,5 litres de 176 chevaux et 172 lb-pi de couple. C'est en fait le moteur de la Toyota Camry avec la même boîte automatique à six rapports. Sans être sportive, les performances sont correctes. Il vous faudra 10,2 secondes pour atteindre les 100 km/h et grâce à quelques efforts aérodynamiques et deux rapports de plus que l'ancienne transmission automatique, Toyota annonce une consommation moyenne de 7,7 litres aux 100 km, comparativement à 8,3 avec la précédente génération. Sans l'avoir annoncé officiellement, Toyota a laissé savoir qu'une version hybride du RAV4 est en préparation et elle pourrait arrivé dès l'an prochain avec la même motorisation que la Camry hybride.
Une conduite rassurante
Au chapitre du format, l'empattement reste le même à 2 660 millimètres et l'espace intérieur est aussi très proche de sa devancière. Sur la route, on sent un brin plus de rigidité dans le châssis, ce qui contribue à une conduite plus saine. La suspension va dans le même sens avec un brin plus de hargne. La direction à assistance électrique fait du bon travail et notre version 4 roues motrices offrait un mode sport qui envoie 90% de l'adhérence aux roues avant et 10% à l'arrière. En mode normal 100% de la puissance motrice va aux roues avant et il y a un mode de verrouillage qui donne 50% à chaque essieu. Le modèle d'entrée est une traction.
Une belle évolution d'un produit qui a déjà fait ses preuves, le RAV4 ajoute en plus pour sa version 2013 un cachet visuel intéressant. Donc, il n'est plus seulement fiable et efficace, il n'est pas laid du tout.
Forces
Ligne réussie
Assemblage sans faille
Intérieur plus joli
Conduite rassurante
Faiblesses
Certains plastiques bon marché
Attention aux options qui font grimper le prix rapidement
La boîte automatique qui chasse parfois pour trouver le bon rapport
FICHE TECHNIQUE

(L4) L4 2,5 L DACT
PUISSANCE 176 ch à 6000 tr/min
COUPLE 172 lb-pi à 4100 tr/min
BOÎTE(S) DE VITESSES automatique à 6 rapports
PERFORMANCES 0-100 km/h 10,2 s
Vitesse maximale 180 km/h
CONSOMMATION (100km) 2RM 9,5 L 4RM 9,7 L

Autres composants
SÉCURITÉ ACTIVE freins ABS, assistance au freinage, répartition électronique de la force de freinage, contrôle électronique de la stabilité, antipatinage
SUSPENSION avant/arrière indépendante
FREINS avant/arrière disques
DIRECTION à assistance électrique
PNEUS base P225/65R17, Limited P235/55R18

Dimensions
EMPATTEMENT 2660 mm
LONGUEUR 4570 mm
LARGEUR 1560 mm
HAUTEUR 1660 mm
POIDS: LE 2RM 1545 kg XLE 2RM 1560 kg LE 4RM 1600 kg XLE 4RM: 1615 kg
DIAMÈTRE DE BRAQUAGE 10,6 m Limited 11,2m
COFFRE 1070 L, 2090 L (sièges abaissés)
RÉSERVOIR DE CARBURANT 60 L
CAPACITÉ DE REMORQUAGE 680 kg
Montvale, New Jersey. Après Ford qui a placé sous le capot de la petite Fiesta un moteur 3 cylindres d'un litre et Kia qui a annoncé la même chose dans des modèles à venir, voici maintenant que BMW va tenter de mettre un peu de prestige dans les petites mécaniques. Un grand risque pour un motoriste de prestige qui a basé sa réputation et sa raison de vivre sur le plaisir que procurent ses mécaniques. C'est au siège social de la marque aux États-Unis que quelques journalistes ont eu le privilège de faire l'essai de cette nouvelle approche mécanique. Les trois cylindres dans le passé ont eu bien mauvaise réputation. Creux à bas régime, étouffant rapidement à haut régime, ces petites mécaniques étaient aussi affublées de son de vieille tôle. Oui, ils étaient sobres, mais le prix à payer pour cette sobriété se payait cher. Mais BMW a mit son ingéniosité à l'épreuve et accouché d'un concept qui promet.
Nouvelle approche, même philosophie
Le but de notre journée d'atelier était de prendre connaissance de la nouvelle approche de BMW pour ses moteurs de l'avenir. Depuis de nombreuses années, la firme munichoise a toujours misé sur le nombre d'or. Le plaisir des moteurs provient de son équilibre et d'une formule qui a été scrupuleusement respectée à travers tous les modèles de la marque. L'équilibre parfait se trouve, selon BMW à 500 cm3 par cylindre, ni plus, ni moins. Le célèbre 6 cylindres en ligne de 3 litres en est la preuve. Les plus récentes mécaniques comme le 4 cylindres 2.0 litres turbo ou le V8 à 4,4 litres supporte cette même théorie. Quand est venu le temps de dessiner un trois cylindres, il était donc logique de construire autour de 1,5 litre.
Une puissance modulable
Pour contrecarrer les creux de régime et le plafonnement trop hâtif, l,apport d'un turbo revêt une grande importance. Mais ce rôle va encore plus loin. BMW a laissé entendre que le futur trois cylindres va jouer un rôle important dans plusieurs modèles de la gamme et devra être modulable en fonction du modèle. Par exemple, notre voiture à l'essai était une Série 128 européenne et pour cette configuration, le moteur 3 cylindres 1,5 litre proposait, 177 chevaux et 200 lb-pi de couple. Grâce au turbo à géométrie variable, c'est-à -dire à double entrée, le conducteur obtient de la puissance à la demande. Les ingénieurs expliquent qu'il est même possible de passer à un triple turbo pour des besoins plus pointus. Peu importe la configuration du moteur et son carburant (essence ou diesel), ce même système peut être utilisé, ce qui permet des économies d'échelle importante, car 60 % des composants sont les mêmes. La bande de puissance est aussi très étendue. Le même moteur 1,5 litres grâce au turbo à géométrie variable, à l'injection directe du carburant et le calage variable en continu des arbres à cames Vanos et la distribution variable Valvetronic (pour les moteurs essence) permet de faire varier la puissance de 150 à 250 chevaux selon les besoins. BMW a déjà annoncé que ce moteur 1,5 litre développera 220 chevaux dans la future i8 qui arrive à la fin de l'année. On va aussi retrouver une Série 3 avec ce moteur.
Un court trajet convaincant
BMW avait mis à notre disposition un prototype qui ne devait pas quitter les limites du terrain du siège social américain dans le New Jersey. Deux petites boucles d'un kilomètre. Le moteur 1,5 litre en position longitudinale et propulsion accouplée à la boîte automatique 8 rapports force l'admiration. Dès la mise en marche, le puissance arrive sans à coup et le moteur «sonne » bien et même en montant en régime sur les quelques bouts de droit que nous avions, pas de cris stridents ou de fausse note moteur. J'ai même eu la permission de passer en mode Sport en utilisant le changement de rapport au volant. Le moteur relance rapidement, même à moyen régime. Vous l'aurez sans doute compris, c'est un test très sommaire, mais les premiers tours de roue sont impressionnants. L'ingénieur qui à bord avec moi m'explique que BMW a pris le six cylindres en ligne et l'a littéralement coupé en deux. Grâce è des arbres d'équilibrage, le moteur est absent de vibrations. Un premier essai court, mais combien révélateur et qui prouve une fois de plus qu'une voiture, c'est avant tout un moteur ? Et que BMW tire son épingle du jeu, même avec un problème, de prime abord, difficile à résoudre.
Une nouvelle Série 3 Diesel
Les amateurs de Diesel n'ont que peu de choix en ce moment chez BMW. La 335d était magnifique, mais son prix élevé et sa seule disponibilité en modèle à roues motrices arrière en faisait un choix peu pratique pour nos conditions climatiques. BMW présentait en marge du salon de l,auto de New York la 328d Diesel qui arrivera au Canada d'ici l'automne et qui aura le double avantage d'être disponible en versions 4 roues motrices à un prix plus compétitif
4 cylindres et 180 chevaux
Annoncé sous la barre des 40 000$ aux Etats-Unis, BMW Canada n'a pas encore arrêté de prix sur cette berline pour notre marché, mais promet que le prix sera proche des modèles à essence. Cette berline est mû par un moteur 4 cylindres Turbo diesel de deux litres qui produits 180 chevaux avec 280 lb-pi de couple. Capable de faire un 0-100 km/h en 7,5 secondes via la boîte automatique à huit rapports (la seule disponible), sa puissance est plus que raisonnable. BMW annonce une consommation moyenne de 5,3 litres aux 100 km sur l'autoroute et environ 7 litres aux 100 km en ville.
Une conduite tout en douceur
Sur notre court trajet de 20 minutes, il était clair que nous étions au volant d'une BMW. L'insonorisation, le confort la finition, tout est là . La puissance est plus que suffisante et les reprises toniques ne laissent pas deviner le petit format de la mécanique sous le capot. La boîte à huit rapports souple et rapide forme un mariage idéal avec le couple abondant du moteur. BMW annonce que cette Série 3 sera la berline de production non hybride la plus sobre sur la route. Mais la meilleure nouvelle est sans doute la décision de BMW d'en faire un véhicule toutes roues motrices. BMW est même allé plus loin en confirmant que toutes les versions que l'on peut se procurer en modèle 328 sera disponible aussi en 328 diesel. Ce qui veut dire qu'en plus d'une version intégrale, il y aura une version sport et une M performance. Cette annonce a été faite devant un public de journalistes américains, il reste à confirmer si chacune des versions arrivera au Canada. Une chose est certaine, le moteur Diesel sera chez nous à la fin de l'été dans les versions 328 berline et familiale.
San Diego, Californie- Il fut un temps (dans les années 60) ou GM écoulait près d'un million d'Impala par année. La grandiose époque des grandes berlines alors que les Japonais n'avaient pas fait leur entrée sur notre marché. Vint ensuite la première crise pétrolière et la disparition successive de toutes ces grosses voitures. L'Impala continu de se vendre, mais dans les firmes de location, les flottes et les corps policier. GM nous confirmait au lancement de la version 2014 que 70 % des ventes de l'ancienne Impala passaient par les parcs automobiles, ce qui laisse seulement 30% au public. Cela explique que les gens ne voyaient que peu d'intérêt à en faire l'achat. Mais GM a bien l'intention de transformer cette reine de la location en roi de la route avec un style complètement nouveau et une touche de luxe habituellement réservée aux produits Buick.
Enfin, de la personnalité
Pour séduire une clientèle qui n'a pas encore sa carte de l'âge d'or, il faillait bien que Chevrolet change son fusil d'épaule. Pour ce faire, les concepteurs ont accouché de formes plus épurées avec des parois latérales sculptées. Un style moderne dans la démarche. Toutefois, pour ne pas trop dépayser une clientèle encore fidèle (il se vend près de 200 000 Impala aux États-Unis chaque année), cette dixième génération garde certaines traditions comme la nouvelle face avant avec calandre cerclée de chrome, baguettes de chrome autour des vitres, qui est une tradition des berlines de luxe américaine. Pour le modernisme, il faut aussi noter les feux de jour à DEL et les jantes aluminium 18 pouces de série (19 et 20 pouces en option). L'impala 2014 repose sur le châssis Epsilon II qui est aussi celui qui se trouve sous la Chevrolet Malibu et le Buick Lucerne. Il a le grand avantage d'offrir une rigidité exemplaire dans sa conduite, nous y reviendrons plus tard.
Un intérieur inhabituellement luxueux
Fini l'intérieur gris avec les plastiques bon marché, l'impala a pris un virage haut de gamme. Selon la finition, vous pouvez choisir différents matériaux et garniture de sellerie qui va du tissu à l'ultrasuède en passant par le cuir en différents tons. Le tableau de bord intègre un nouveau groupe d'instruments avec un affichage couleur de 4,2 po de série avec des fonctionnalités reconfigurables pour le centralisateur informatique de bord. L'écran tactile de 8 po (en option) cache un rangement derrière l'écran et il peut être branché sur le système MyLink. Cet écran est personnalisable fonctionne à la manière d'un i-Pad de Apple. GM a conservé le style de son double habitacle caractéristique des produits Chevrolet. Les formes arrondies du tableau de bord se fondent dans les panneaux de portes, dans l'éclairage ambiant, dans les matériaux doux au toucher et dans la qualité des coutures des sièges. La qualité et la beauté des choix de finitions sont directement liées à la version choisie, LS , LT ou LTZ.
Trois choix de moteurs sous le capot
Lors de notre première rencontre avec la voiture sur les routes ensoleillées de la région de San Diego, une seule mécanique était au programme, le V6 de 3,6 litres avec 303 chevaux. C'est la même mécanique qui se trouve déjà dans la Cadillac CTS, XTS et autres produits Buick et Chevrolet. Une mécanique bien adaptée à la voiture qui fait plus de 1700 kilos. Deux autres moteurs vont se joindre à la famille. Le modèle d'entrée de gamme (LS) offrira un moteur 4 cylindres de 2,5 litres et 195 chevaux. Un moteur qui se trouve déjà dans la Malibu. L'Impala aura aussi sa version e-assist à hybridation légère. Le moteur 2,4 litres avec l'assistance électrique offrira 182 chevaux pour ceux qui veulent faire plus attention à la consommation de carburant. Tous ces moteurs offrent l'injection directe et viennent avec une boîte automatique à six rapports.
Le confort en tête
Difficile de prendre la conduite en défaut au volant de l'impala 2014. Vous n'êtes pas au volant d'une sportive, mais le châssis est très rigide et donne une belle assurance sur la route. La direction à assistance électrique n'a pas de creux dans le milieu comme bien des modèles et procure un retour de sensations de bon aloi. Un effort senti sur l'insonorisation qui ajoute à la sérénité de l'habitacle. Les gens de GM ont installé du verre acoustique dans le pare-brise et les fenêtres latérales. Les portes profitent de joints d'étanchéité triple Un bon mot aussi pour les nouvelles configurations de suspension à jambes MacPherson à l'avant et une suspension arrière à quatre bras munie d'un berceau isolé et d'un joint hydraulique qui aide à offrir un roulement plus doux. L'Impala se dote aussi de plusieurs caractéristiques haut de gamme pour venir en aide au conducteur. Le régulateur de vitesse adaptatif se sert de radars pour ajuster la vitesse avec les véhicules devant, une première dans un produit Chevrolet. On retrouve aussi le freinage d'atténuation des collisions, une autre première pour Chevrolet. La technologie radar détecte une menace d'accident et alerte le conducteur. Si ce dernier ne semble pas réagir assez rapidement ou ne pas réagir du tout, cette caractéristique intervient et applique les freins afin d'éviter un accident. L'alerte de collision détecte une menace possible de collision et avertit le conducteur, ce qui lui donne le temps de freiner ou de changer de trajectoire. Vous avez aussi l'avertisseur de sortie de voie, le système de détection d'obstacles sur le côté et l'alerte de trafic transversal arrière. Ce sont des caractéristiques qui existent depuis longtemps chez les constructeurs allemands et haut de gamme japonais, mais c'est du nouveau pour Chevrolet qui se met à l'heure internationale.
Conclusion
Au final, la Chevrolet est bien armée pour faire face à la nouvelle Toyota Avalon et au Ford Taurus qui se cherche encore une clientèle. L'impala est spacieuse, silencieuse et abordable, des qualités recherchées. Pour ceux qui se trouvent encore trop jeunes pour aller magasiner une Buick Lucerne, mais qui veulent un confort et une qualité comparable, l'Impala est sans doute votre réponse.
Fiche Technique
(LS, LT e-Assist) L4 2,4 L DACT
PUISSANCE 182 ch à 6500 tr/min
COUPLE 172 lb-pi à 5300 tr/min
BOÎTE(S) DE VITESSES automatique à 6 rapports
0-100 km/h nd
Vitesse maximale nd
CONSOMMATION (100 km) 9,4 (ville) 6,7 (route)
(LS, LT) L4 2,5 L DACT
PUISSANCE 195 ch à 6500 tr/min
COUPLE 187 lb-pi à 5300 tr/min
BOÎTE(S) DE VITESSES automatique à 6 rapports
0-100 km/h nd
Vitesse maximale nd
CONSOMMATION (100 km) 11,2 (ville) 7,6 (route)
(LS, LTZ) V6 3,6 L DACT
PUISSANCE 303 ch à 6500 tr/min
COUPLE 262 lb-pi à 5300 tr/min
BOÎTE(S) DE VITESSES automatique à 6 rapports
0-100 km/h 6,8 sec
Vitesse maximale nd
CONSOMMATION (100 km) 12,3 (ville) 8,1 (route)
DIMENSIONS
EMPATTEMENT 2837 mm
LONGUEUR 5113 mm
LARGEUR 1854 mm
HAUTEUR 1496 mm
POIDS 1723 kg (LT moteur V6)
DIAMÈTRE DE BRAQUAGE 11,75 m
COFFRE 532 L
RÉSERVOIR DE CARBURANT 70 L (2,5 L; 3.6 L) 59,8 (2,4 L)
Prix :
Impala L4 2,5L LS : 28 445 $
Impala L4 2,5L LT : 31 445 $
Impala L4 2,5L LTZ : 36 445 $
Impala V6 LT : 32 945 $
Impala V6 LTZ : 39 645 $
Nanaimo, île de Vancouver- Né en 1998, Subaru nous présente pour 2014, la 4e génération de son Forester. Il conserve les acquis qui ont fait sa popularité comme la transmission intégrale symétrique et le moteur 4 cylindres à plat « Boxer », les signes distinctifs de Subaru.
Un peu plus de volume
Plus long (+35 mm), plus large (+15 mm) et plus haut (+20 mm), le nouveau Forester prend du volume et augmente son empattement (+25 mm) pour offrir plus d'espace notamment aux places arrière. Même la garde au sol gagne 2.2 cm pour lui permettre d'aller un peu plus loin hors des sentiers battus. Au chapitre du style, Subaru se raffine. Nous sommes maintenant loin de la boîte carrée de la première génération. Le statut se rapproche maintenant de celui d'un vrai utilitaire. Subaru a également changé le style de la calandre selon le modèle. La version de base avec moteur atmosphérique offre une grille plus discrète. L'écope de capot qui équipait la Forester 2.0XT a été remplacée par des canalisations sous le capot, rehaussant davantage la visibilité avant tout en alimentant d'air frais le refroidisseur des modèles à moteur turbocompressé. Le faciès est également plus agressif et les jantes distinctives pour bien départager les deux modèles. À l'arrière, les feux profitent de nouveaux déflecteurs, mais conservent une technologie classique : pas de D.E.L. ici. Le hayon est dorénavant motorisé. Pour l'ouvrir ou le fermer, on peut utiliser la télécommande ou le bouton dédié. Si le coffre gagne 55 litres en comparaison avec la précédente génération, la hauteur d'ouverture du hayon peut en revanche paraître un peu basse si vous mesurez plus d'un mètre quatre-vingt. Il y a aussi quelques nouveaux équipements à signaler comme le hayon électrique ou un système d'infodivertissement plus moderne.
Toujours des moteurs à plat
Les modèles Forester 2.5i s'équipent du moteur Boxer 2,5 litres à double arbre à cames en tête de 170 chevaux. Vous avez toujours le choix entre une boîte manuelle à six rapports ou une CVT. Dans le cas présent la boîte manuelle est la plus intéressante, même si elle manque encore un peu de précision dans le passage et le rétrogradage. Les modèles 2.0XT suralimentés s'équipent en primeur d'un nouveau moteur turbocompressé dont la technologie est empruntée au moteur du coupé BRZ. Avec l'injection directe, le contrôle actif des soupapes double de Subaru (double AVCS) et de suralimentation avec refroidisseur d'air Subaru extirpe 250 chevaux de ce petit moteur. La seule boîte disponible est une CVT que j'ai adorée. Oui, vous avez bien lu, Subaru a réussi à me faire aimer une boîte CVT qui comporte un contrôle adaptatif. Selon les données reçues par le module de commande de la transmission, le rapport de poulies est constamment optimisé en fonction des préférences du conducteur et des conditions routières. La version Turbo comporte aussi trois modes de conduite (Intelligent, sport et Sharp). Le mode Sharp imite une boîte à huit rapports et propose une vraie conduite sport avec une puissance réellement grisante. Une belle expérience au volant.
Un intérieur sans surprise
Je l'ai dit dans des articles passés et je le répète ici. Prendre place dans une Subaru c'est comme s'installer dans une vieille paire de pantoufles. Le niveau de luxe n'est pas impressionnant, mais tout est bien fait et la qualité d'exécution est sans reproche. Parmi les nouveautés pour 2014, l'équipement de sécurité comprend des sièges avant à protection traumatique, un coussin gonflable pour genoux du côté conducteur, un système de priorité des freins et un dispositif de coupure du carburant en cas d'impact. Le confort de la sellerie est tout à fait correct, j'oserais même dire que je préfère encore les sièges de tissus. Les meilleures mensurations profitent aussi pour l'espace aux jambes à l'arrière. Seuls les bruits aérodynamiques viennent troubler la quiétude des lieux, et à l'arrière, le tunnel central gêne un peu la pose des pieds pour la 5e personne assise au centre. En dehors du bouton Start/Stop du démarrage sans clef, le dessin des commandes de la climatisation et des différents boutons ne sont guère révolutionnaires. Au milieu de la console centrale, on trouve l'écran multifonction qui donne accès à la navigation (en option), aux informations sur le véhicule, aux aides d'éco conduite, etc. Les commandes de la sonorisation et de la téléphonie sont accessibles au volant.
Une tenue de route surprenante
Tous les modèles Forester avec transmission automatique utilisent un système d'embrayage de transfert électronique à disques multiples qui gère activement la distribution de la puissance en fonction de l'accélération, du freinage et de l'adhérence disponible. Ce système répartit la puissance 60/40 entre l'avant et l'arrière dans des conditions normales, mais ramène le partage à 50/50 dès qu'un patinage des roues est détecté afin de fournir un maximum d'adhérence. Livré de série sur toutes les Subaru, le système de contrôle de la dynamique du véhicule utilise une série de capteurs intelligents pour surveiller et analyser si le véhicule suit la trajectoire voulue par le conducteur. Advenant une perte imminente de stabilité, le partage du couple de la traction intégrale, la puissance de sortie du moteur et le freinage individuel des roues s'ajustent automatiquement pour aider le véhicule à demeurer sur sa trajectoire. Un interrupteur pratique permet de désactiver le contrôle de la dynamique du véhicule lorsqu'on roule dans la gadoue, la neige abondante ou le gravier. En position « off », le système désactive le module de réduction du couple, tandis que l'ABS et le système de contrôle de traction continuent de fonctionner. La puissance est bonne dans la version de base et tonique dans la version XT. Le système de conduite intelligent et les modes de conduite rendent l'expérience d'autant plus intéressante. La tenue de route est celle d'une sportive et les modifications apportées au châssis. À la suspension et aux freins dans la version Turbo combleront les conducteurs les plus exigeants.
Conclusion
Sans révolutionner le genre, le Forester met à profit ce qu'il sait faire de mieux, c'est-à -dire offrir un bon niveau fonctionnel au quotidien et une transmission intégrale pour être à l'aise dans toutes les circonstances rencontrées sur la route, notamment l'hiver. Avec une fiabilité qui a fait ses preuves et un plaisir de conduire qui a pris du galon, vous avez là un des meilleurs utilitaires sur la route.
Forces
Traction intégrale performante
Tenue de route surprenante
Agrément de conduite
Puissance d'une sportive (XT)
Boîte CVT bien calibrée
Fiabilité éprouvée
Faiblesses
Boîte manuelle imprécise
Bruit de vent à plus de 105 km/h
FICHE TECHNIQUE
MOTEURS
(X,PZEV) H4 2,5 L DACT
PUISSANCE 170 ch à 5800 tr/min
COUPLE 174 lb-pi à 4100 tr/min
BOÎTE(S) DE VITESSES manuelle à 6 rapports, automatique à variation continue avec mode manuel (en option)
PERFORMANCE 0-100 km/h 9,2 s
Vitesse maximale 185 km/h
CONSOMMATION (100km) 9,9 L (octane 87)
(XT) H4 2,0 L DACT
PUISSANCE 250 ch à 5600 tr/min
COUPLE 258 lb-pi à 2000 à 4800 tr/min
BOÎTE(S) DE VITESSES CVT (avec mode manuel à 6 ou 8 rapports)
PERFORMANCES 0-100 km/h 6,4 s
Vitesse maximale 225 km/h
CONSOMMATION (100 km) 11,0 L (octane 91)
AUTRES COMPOSANTS
SÉCURITÉ ACTIVE freins ABS, assistance au freinage, répartition électronique de la force de freinage, contrôle électronique de la stabilité, antipatinage
SUSPENSION avant/arrière indépendante
FREINS avant/arrière disques
DIRECTION à crémaillère, assistée
PNEUS X P225/60R17 XT 225/55R18
DIMENSIONS
EMPATTEMENT 2640 mm
LONGUEUR 4595 mm
LARGEUR 1795 mm
HAUTEUR 1735 mm
POIDS nd
DIAMÈTRE DE BRAQUAGE 10,6 m
COFFRE 4 PORTES X 974 L, 2115 L (sièges abaissés)
RÉSERVOIR DE CARBURANT 60 L
CAPACITÉ DE REMORQUAGE (avec freins de remorque) 680 kg
Prix : 2,5 i 25 995$
PZEV : 29 795$
XT : 32,495$
-30-
Benoit Charette est co-propriétaire et rédacteur en chef de l'Annuel de l'Automobile 2013. On peut également l'entendre à l'émission Dutrizac, l'après-midi tous les vendredis à 14 :05 sur les ondes du 98,5 fm à Montréal.
Si en définitive, le Sorento de cette année ressemble beaucoup à celui de l'an dernier, sachez que 80% du véhicule est tout nouveau en commençant par la plateforme. C'est son proche cousin le Hyundai Santa-Fe qui a fait don de son châssis. Ford de cette nouvelle structure, la rigidité torsionnelle est 18% plus élevée. L'avant comme l'arrière ont été redessinés avec de nouveaux pare-chocs et des phares avant HID au xénon en option. Des phares antibrouillards dans une nouvelle position horizontale sont offerts sur tous les modèles. Des nouvelles jantes de 17 , 18 ou 19 pouces (SX) sont disponibles. Dans l'ensemble, le Sorento a laissé de côté son style plus près du camion des premières générations pour faire son entrée dans une ligne plus proche des multisegments qui ont la cote en ce moment.
Une refonte à l'intérieur
L'intérieur fait aussi l'objet d'un remaniement extensif. L'ensemble des modifications offre un style plus luxueux. Cela commence avec les matériaux de meilleures factures. Le tableau de bord redessiné intègre un écran ACL TFT qui affiche la distance parcourue et des renseignements sur le véhicule, ainsi que des instruments analogiques faciles à lire indiquant les révolutions du moteur, la vitesse, le niveau de carburant et la température du moteur. Les modèles haut de gamme ont droit à un écran tactile de 8 pouces qui renferme un système de navigation la caméra de recul (qui ne fonctionne jamais l'hiver), et les fonctions du système UVO qui est d'une grande facilité d'utilisation. Une châine audio Infinity ajoute aussi une touche de noblesse à l'ambiance feutrée qui règne à bord. S'ajoute à cela la radio satellite SiriusXM et à la connectivité mains libres Bluetooth. Parmi les autres caractéristiques disponibles, on compte le premier hayon électrique, un toit ouvrant panoramique avec un rideau déroulant électrique, des pare-soleil coulissants intégrés à la deuxième rangée, des sièges avant climatisés à double ventilation, des sièges arrière chauffants offerts en option et un convertisseur d'alimentation de 110 V. Un mot sur la sécurité en terminant. Pour ce qui est de l'espace intérieur, il y a toujours une configuration à sept passagers (5+2). Si l'espace est compté à l'arrière, Kia a fait un effort en abaissant la hauteur du plancher de 3 cm pour la 2e rangée et 9 cm pour la 3e. Avec les dossiers rabattables individuellement, vous pouvez passer d'un volume de 258 à 2052 litres. À noter que la 3e rangée profite d'une aération qui lui est propre pour le confort des occupants.
Deux moteurs
Il y a toujours deux choix de moteurs sous le capot. Le moteur de base demeure le même quatre cylindres 2,4 litres à injection directe de carburant. Il produit 191 chevaux et 181 li-pi de couple. La nouveauté pour 2014 vient du moteur V6 qui malgré sa taille un peu réduite de 3,3 litres, au lieu de 3,5 litres, et produit 290 chevaux. Son bloc tout aluminium et l'injection directe en font un moteur puissant et léger. Cette puissance est transmise aux roues avant, ou aux quatre roues sur les modèles dotés d'une traction intégrale. Peu importe le choix de moteur, le Sorento est livré de série avec boîte automatique à six rapports.
Une tenue de route plus solide
Nos premières minutes sur les routes plus que parfaites de l'Arizona ont révélé un châssis beaucoup plus solide, l'absence complète de bruit parasite et une conduite dans son ensemble beaucoup plus haut de gamme que le modèle actuel. La direction électrique est progressive et avec les ajustements possibles sur la fermeté de la direction, le ressenti est très bon. Les impressions de conduite sont maintenant très proches des utilitaires de luxes. Mentionnons aussi la direction électrique assistée (EPS), maintenant offerte en équipement de série avec le système FlexSteer en option. Il permet au conducteur de choisir le réglage de conduite : confort, normal ou sport. Le réglage sport est de loin le plus intéressant, tout comme la version intégrale qui possède même une fonction qui bloque le différentiel lorsque les conditions deviennent réellement inhospitalières pour une tenue de route maximale (jusqu'à 40 km/h).
Conclusion
Avec cette nouvelle génération, le Sorento a atteint l'âge adulte et a pris beaucoup de maturité. De la conduite plus assurée à l'équipement plus haut de gamme, on pourrait presque se croire dans un véhicule d'outre-Rhin. Il possède les qualités propres des grandes routières, une liste d'équipements très complète et toujours à un prix qui laisse à réfléchir lorsque l'on regarde pourquoi on payerait plus chez la concurrence.
Forces 

Le rapport prix/équipement/gabarit 

La rigidité de la caisse 

La suspension très bien calibrée
Une tenue de route de qualité 


Faiblesses 

La boîte de vitesse manque un peu de vivacité 

Certains boutons de commandes mal situés 

FICHE TECHNIQUE
MOTEUR (S)
L4 2,4 L DACT
PUISSANCE 191 ch à 6300 tr/min
COUPLE 181 lb-pi à 4250 tr/min
BOÎTE(S) DE VITESSES automatique à 6 rapports avec mode manuel
PERFORMANCES 0-100 km/h 9,8 s
Vitesse maximale 185 km/h
CONSOMMATION (100km) man. 10,6 L auto. 9,5 L
V6 3,3 L DACT
PUISSANCE 290 ch à 6400 tr/min
COUPLE 252 lb-pi à 5200 tr/min
BOÎTE(S) DE VITESSES automatique à 6 rapports avec mode manuel
PERFORMANCES 0-100 km/h 7,2 s
Vitesse maximale 200 km/h
CONSOMMATION (100 km) 2RM 10,3 L 4RM 11,5 L (Octane 87)
PNEUS LX/LX-V6 P235/65R17, EX/EX-V6/SX P235/60R18
DIMENSIONS
EMPATTEMENT 2700 mm
LONGUEUR 4670 mm
LARGEUR 1885 mm
HAUTEUR 1735 mm
POIDS 1620 kg à 1873 kg
DIAMÈTRE DE BRAQUAGE 10,9 m
COFFRE 258 L (7 pass., derrière 3e rangée), 1047 L (5 pass.), 2052 L (sièges abaissés)
RÉSERVOIR DE CARBURANT 68 L
CAPACITÉ DE REMORQUAGE L4 749 kg V6 1588 kg
Prix : nd
-30-
Benoit Charette est copropriétaire et rédacteur en chef de l'Annuel de l'automobile 2013 et chroniqueur à l'émission RPM tous les samedi et dimanche à 10 :00 sur les ondes de V-Télé.
Si vous prenez le temps de regarder la définition du mot Rogue dans le dictionnaire, vous verrez qu'il signifie, hautain, arrogant désagréable. Ce n'est sans doute pas l'intention qu'avait Nissan en nommant son petit utilitaire ainsi. Rogue, c'est aussi le nom des œufs de hareng femelle, Encore une fois, il serait surprenant que Nissan ait voulu nommer un véhicule en l'honneur d'œufs de poisson. Finalement Rogue réfère à quelqu'un aux airs rebelles, qui ne répond pas aux conventions. Voilà qui fait tout de même un peu plus de sens. Sur les routes depuis 2008, Nissan a connu un assez bon succès avec ce véhicule qui est arrivé au bon moment sur le marché. Ce qui explique en grande partie son succès.
Le Rogue est le petit frère du Murano. Son style est certes moins avant-gardiste, mais les proportions sont assez proches. Le Rogue fait 4,65 mètres de long contre 4,76 mètres pour le Murano. Son empattement se situe à 2,69 mètres contre 2,82 pour le Murano. Finalement, les jantes font 16 pouces et sont montées sur des pneumatiques de dimensions 215/70 mais peuvent passer en 17 pouces 215/60 en option. Construite sur la plateforme l'ancienne Sentra, le Rogue offre une silhouette assez raffinée. En 2010, Nissan avait fait quelques retouches pour se mettre à la mode et mieux se défendre face à une concurrence de plus en plus nombreuse sur ce segment. Ainsi, le capot, la calandre, les ailes, les projecteurs avant et les feux arrière faisaient peau neuve, ainsi que le hayon, reprofilé. Nissan parle d'un tout modèle pour l'an prochain.
Le modèle SL que nous avons mis à l'essai offrait tout l'équipement disponible. Le tout débute avec une sellerie en cuir noir. Les plastiques qui ont fait l'objet de quelques améliorations depuis 2010 sont encore abondants et le noir domine cruellement la cabine, ce qui l'ambiance à bord un peu lourde. Un peu de couleur aiderait grandement la cause. D'un point de vue pratique, l'instrumentation est très lisible, les commandes bien disposées et l'habitabilité est très bonne à l'avant. Le réglage en hauteur du siège conducteur associé à celui du volant permet d'adopter une position de conduite confortable. En revanche, les passagers arrière, s'ils bénéficient d'un généreux espace aux jambes, sont assis très droit, et il est difficile d'envisager de faire une sieste! Il est dommage que le dossier inclinable du Murano n'ait pas été reconduit dans le Rogue. Précisons qu'il n'y a que cinq places, pas de troisième rangée donc, mais une banquette arrière rabattable 2/3-1/3. La version SL propose un ordinateur de bord, le démarrage sans clef, des sièges avant chauffants, une connexion Bluetooth, un système audio BOSE doté de 7 haut-parleurs, des branchements MP3/iPod, des coussins frontaux et latéraux gonflables, des rideaux gonflables et un système chargé de contrôler la traction et la stabilité.
Mécanique
Si Nissan innove pour la structure et l'intérieur, il a toutefois opté pour une mécanique connue, une valeur sûre. Il s'agit du 4 cylindres de 2,5 litres utilisé à toutes les sauces chez Nissan. Il voit ici sa puissance portée à 170 chevaux, un moteur d'entrée de gamme plus puissant que celui proposé par la majorité de ses concurrents. Doté de 2 roues motrices (à l'avant), le Rogue utilise une transmission CVT avec, en option, des palettes au volant. Notez qu'il est également disponible en version 4 roues motrices, moyennant quelques billets de banque de plus. La transmission CVT, comme sur tous les véhicules possédant un moteur 4 cylindres, est passablement bruyante en accélération. La présence des palettes permet de simuler une boîte six vitesses qui rend les remises en vitesse plus mélodieuses pour les tympans. Une fois la vitesse de croisière atteinte, le moteur ronronne paisiblement à 2300 tours/minutes à 120 km/h et à 2 700 tours/min si vous l'utilisez en mode manuel. Au chapitre des accélérations, que vous utilisiez ou non les palettes au volant, les résultats sont les mêmes. Il vous faudra 8,7 secondes pour franchir la barre des 100 km/h. Pour ce qui est de la consommation, un modèle 4 roues motrices n'étant pas un bon exemple de sobriété, notre Rogue a terminé notre semaine d'essai avec une moyenne de 12,4 litres aux 100 kilomètres, ce qui est assez élevé.
Pourquoi encore des CVT
Sur la route, le Rogue propose l'habitabilité d'un VUS avec un comportement et un confort de berline qui sont le propre des bons véhicules multisegments. Le confort est de bon niveau, à l'exception de l'assise très droite des passagers arrière. Le châssis très rigide a bien résisté à un passage rapide dans un rang de gravelle défoncé. Aucun bruit suspect de la coque, pas de rossignols dans les contreforts des portes. En fait, le châssis est très bien calibré, car on peut se permettre de hausser le rythme: virages serrés et freinages appuyés ne font pas peur au Rogue. Ça freine droit, et ça tourne proprement, tout comme une bonne berline. La direction électrique, qui n'est pas toujours une réussite, participe ici au plaisir de conduite. La sensation procurée par le volant est sans reproche. Notre version SL était équipée d'un système 4 roues motrices sophistiqué avec contrôle de roulis. Pendant notre passage dans un chemin de gravier long de 7,5 km, j'ai volontairement engendré quelques pertes de contrôle pour voir la réaction du système. L'ajout de contrôle de roulis permet de compenser les pertes de motricité engendrées par une accélération vive en sortie de virage. Le seul hic est la transmission CVT qui brise la belle harmonie de roulement au moment de remettre les gaz, de dépasser un autre automobiliste sur la route, de prendre une bretelle d'entrée d'autoroute. Bref, chaque fois que vous avez à appuyer franchement sur l'accélérateur c'est un autre petit moment de souffrance. Je sais que Nissan met la boîte CVT partout. Elle ne coûte pas cher et permet une certaine économie de carburant (que je n'ai pas vu sur le Rogue). Mais Nissan devrait faire comme bien des concurrents qui adote des boîtes automatiques à 7 et 8 rapports qui sont 1000 fois plus agréable à utiliser et offre une économie encore plus grande de carburant. Oui, c'est un peu plus cher, mais comme disait Albert Millaire dans son annonce de Clorets : «c'est plus que du bonbon».
Conclusion
Le Rogue est résolument conçu pour la circulation urbaine et les chaussées bien lisses. Il ne faut pas se fier à son allure un peu macho. Que les altermondialistes en prennent bonne note: il ne faudra pas sortir vos pancartes et protester contre votre voisin qui a acheté un Rogue en le traitant de pollueur égocentrique. On peut dire que le Rogue est une alternative originale et séduisante aux voitures familiales et à la fourgonnette pour ceux qui n'ont pas besoin de plus de cinq places. Son apparence de VUS est simplement la preuve que les gens des deux côtés de la frontière aiment toujours un véhicule qui en impose même si, sous cette coquille robuste, réside un véhicule tout à fait sage.
Forces
Homogénéité de l'ensemble
Comportement de berline
Ligne attirante
Faiblesses
Position désagréable sur la banquette arrière
Consommation un peu élevée
Transmission CVT bruyante en accélération
FICHE TECHNIQUE
MOTEUR(S)
(S, SV, SL) L4 2,5 L DACT
PUISSANCE 170 ch à 6000 tr/min
COUPLE 175 lb-pi à 4400 tr/min
BOÎTE(S) DE VITESSES automatique à variation continue
PERFORMANCES 0-100 km/h 8,7 s
Vitesse maximale 190 km/h
Consommation (100 km) 2RM 9,0 L, 4RM, 9,6 L
AUTRES COMPOSANTS
SÉCURITÉ ACTIVE freins ABS, assistance au freinage, répartition électronique de la force de freinage, contrôle électronique de la stabilité, antipatinage
SUSPENSION avant/arrière indépendante
FREINS avant/arrière disques
DIRECTION à crémaillère, assistée
PNEUS S P215/70R18 SL P225/60R17 option SV/SL P225/55R18
DIMENSIONS
EMPATTEMENT 2690 mm
LONGUEUR 4655 mm
LARGEUR 1800 mm
HAUTEUR 1684 mm
POIDS S 2RM 1495 kg S 4RM 1569 kg SL 2RM 1504 kg S 4RM 1574 kg
DIAMÈTRE DE BRAQUAGE S/SL 11,4 m
COFFRE 818 L, 1640 L (sièges abaissés)
RÉSERVOIR DE CARBURANT 60 L
CAPACITÉ DE REMORQUAGE 454 kg à 680 kg
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Benoit Charette est copropriétaire et rédacteur en chef de l'Annuel de l'automobile 2013 et chroniqueur à l'émission RPM tous les samedi et dimanche à 10 :00 sur les ondes de V-Télé.

















