L'équipe de «Goon» savoure la première montréalaise

Publié par La Presse Canadienne le mardi 21 février 2012 à 22h37. Modifié par Charles Payette à 11h37.
L'équipe de «Goon» savoure la première montréalaise
Jay Baruchel (au centre) et les vedettes de «Goon»/La Presse Canadienne

MONTRÉAL - Jay Baruchel a planché pendant environ cinq ans sur le scénario de «Goon: dur à cuire». La première montréalaise aura été l'aboutissement pour l'auteur du quartier de Notre-Dame-de-Grâce.

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Mis en ligne le mardi 21 février 2012 dans Puisqu'il faut se lever avec Pascale Lévesque

Lorsqu'il a couché sur papier les premières répliques du film, il était loin de s'imaginer qu'il finirait par les entendre au grand écran ? et encore moins qu'il se retrouverait sur un tapis rouge à l'ancien domicile des Glorieux, rue Sainte-Catherine, pour célébrer la grande première montréalaise du film. La carte de la provocation «Goon: dur à cuire», classé 13 ans et plus, est un film violent et vulgaire à souhait. Même si Jay Baruchel a affirmé, lundi, avoir supprimé quelques répliques «un peu trop intenses pour les auditeurs», il a reconnu avoir consciemment joué à fond la carte de la provocation. Le producteur du film, André Rouleau, ne s'est toutefois pas fait prier pour se lancer dans l'aventure. «Le projet m'a été présenté il y a quelques années et je n'ai pas hésité du tout, je n'ai pas été dur à convaincre. J'étais certain qu'on aurait un grand succès pour ce genre de projet. En plus, on pense que le film aura autant de succès au Canada anglais qu'au Canada français», a déclaré celui qui espère voir le film amasser 10 millions $ au box-office national. De Montréal... à Vancouver Pour l'écriture de son premier long métrage, Jay Baruchel s'est adjoint les services d'une autre étoile montante du cinéma humoristique à Hollywood, le scénariste vancouvérois Evan Goldberg («Pineapple Express», «Superbad»). Ensemble, ils ont écrit un rôle sur mesure pour Seann William Scott, qui se pinçait encore, lundi, d'avoir eu la «chance incroyable» de camper l'homme fort Doug Glatt. «Je n'arrivais pas à croire que l'on écrive un rôle juste pour moi. J'étais tellement flatté! C'était un projet de rêve pour moi, une expérience complètement différente», a confié l'acteur en entrevue. Dans le long métrage, Seann William Scott incarne un ancien videur de bar qui est repêché par une équipe fictive des Highlanders de Halifax spécialement pour protéger le personnage de Marc-André Grondin, un joueur talentueux qui a perdu tous ses moyens après avoir subi une violente commotion cérébrale ? une blessure qui lui a été infligée par l'autre fier-à-bras du film, Ross Rhea (Liev Schrieber). Grondin à l'entraînement avec Steve Begin Avant de sauter dans la mêlée, les trois comédiens ont dû s'astreindre à un camp d'entraînement intensif, a souligné le réalisateur Michael Dowse. «Les gars ont vraiment pris cela au sérieux, a-t-il affirmé en entrevue la semaine dernière. Ils ont tous compris ce qu'ils avaient à faire. Marc-André, par exemple, a passé l'été au complet à Brossard à pratiquer avec d'anciens joueurs du Canadien, dont Steve Bégin.» Liev Schrieber et Seann William Scott partaient de beaucoup plus loin que leur camarade de jeu. Le premier a dû travailler son coup de patin tandis que le second a été contraint de revoir son programme d'entraînement, histoire d'avoir le physique de l'emploi. «C'était vraiment, vraiment agréable, mais tellement douloureux! Je ne suis plus aussi jeune que je l'étais et je ne guéris pas aussi rapidement qu'auparavant. Et je suis tombé tellement souvent», a rigolé Liev Schreiber. Son rival fictif a dû mettre ses énergies ailleurs. «J'ai dû changer ma façon de m'entraîner pour développer une musculature semblable à celle de ces joueurs-là, explique Sean William Scott. J'ai patiné pendant environ un mois, juste assez pour arriver à me déplacer sur la glace, parce que le rôle n'exigeait pas que je sois un bon patineur.» Et si la préparation du tournage a été un long marathon, le tournage, lui, fut un véritable sprint. «Nous avions prévu faire le tournage pendant l'été parce que nous savions que cela nous permettrait d'obtenir davantage de temps de glace, mais cela n'a pas été possible. Notre horaire était de 23 heures à 11 heures à tous les jours, parce que c'était le seul moment où la glace était disponible, alors c'était un peu fou», a indiqué le réalisateur. «Le fait que les heures aient été aussi cinglées nous a permis de passer beaucoup de temps ensemble, de rire et de développer un esprit d'équipe. J'étais triste pour plusieurs raisons lorsque le tournage a pris fin, mais surtout parce que j'avais l'impression de laisser une équipe derrière moi», a confié Seann William Scott. Le film «Goon: dur à cuire» prendra l'affiche vendredi 24 février sur les écrans nord-américains. Au Québec, une version doublée par des acteurs d'ici, dont Patrice Robitaille, Yvan Ponton et Raymond Bouchard, sera proposée aux cinéphiles en plus de la version originale anglaise.

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