Philippe Couillard (Twitter @phcouillard)
QUÉBEC - Le Québec a trouvé son sauveur. Il s'appelle Philippe Couillard.

Au lendemain des élections complémentaires de lundi, le premier ministre s'est posé en sauveur du Québec, qui allait frapper un mur avant qu'il soit porté au pouvoir et décide de mettre de l'ordre dans les finances publiques, a-t-il dit en substance, lors d'une mêlée de presse, mardi.

Comme il avait fait la veille, durant la soirée électorale, il est revenu à la charge, malgré des résultats électoraux décevants pour sa formation politique, pour dire qu'il avait fait ce qu'il devait faire, que son plan de match fonctionnait et qu'il n'y dérogerait pas.

Le premier ministre n'est pas un homme habité par le doute. Quel que soit le message lancé par la population lors du scrutin de lundi, il se dit convaincu qu'il a fait les bons choix de gouvernance et que les résultats sont là pour le prouver.

Du bout des lèvres, il a convenu qu'il faudrait peut-être corriger la façon de livrer le message, de montrer concrètement à la population l'impact positif des réalisations de son gouvernement, notamment en termes de création d'emplois.

«On a littéralement sauvé le Québec», qui allait frapper «un immense mur», a-t-il affirmé.

Lundi, dans quatre élections complémentaires, le Parti libéral du Québec (PLQ), dirigé par M. Couillard, a fait piètre figure. Les libéraux ont réussi à conserver Verdun, mais avec seulement 35 pour cent d'appuis, au lieu de 50 pour cent lors du scrutin général de 2014. Dans Arthabaska, mais surtout dans Marie-Victorin et Saint-Jérôme, les libéraux ont obtenu un score bien inférieur à celui de 2014.

M. Couillard a dit qu'on avait tendance à surévaluer l'importance des élections complémentaires.