Le président français Emmanuel Macron/Photo: archives AP
PARIS - Comme prévu, le parti du nouveau président Emmanuel Macron a remporté une écrasante victoire lors du deuxième tour des élections législatives françaises, dimanche.

Selon les données du ministère de l'Intérieur, après 97 % des bulletins dépouillés, La République en marche (REM) obtenait à elle seule 42,89 % des voix tandis que ses alliés du Mouvement démocrate (Modem) en recevaient 6,05. La République en marche se dirigeait vers une majorité absolue à l'Assemblée nationale.

À 0 h 10, heure locale, la REM comptait 285 élus tandis que le Modem en avait 40.

Le premier ministre Edouard Philippe a constaté que les Français avaient donné une «majorité franche» au parti du président Macron, qui a «préféré l'espoir à la colère, l'optimisme au pessimisme, la confiance au repli».

M. Philippe a pris conscience de l'abstention historiquement haute pour cette élection, qui dépasserait les 55 % selon les premiers chiffres du ministère de l'Intérieur.

«L'abstention n'est jamais une bonne nouvelle pour la démocratie. Le gouvernement l'interprète pour sa part comme une ardente obligation de réussir», a-t-il déclaré.

Le Pen élue, mais...

Selon les données préliminaires du ministère de l'Intérieur, le Front national à l'extrême-droite ne pourra pas former un groupe parlementaire. Huit de ses candidats avaient été élus, dont sa présidente Marine Le Pen, dans une circonscription du Pas-de-Calais.

Un groupe parlementaire doit compter au moins 15 députés.

Mme Le Pen croit que «l'abstention massive fragilise considérablement la légitimité de la nouvelle Assemblée nationale».

«Ce quinquennat débute sur de bien mauvaises bases», a soutenu Mme Le Pen, qui a revendiqué la victoire dans sa circonscription de Pas-de-Calais, dans le nord de la France.