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(98,5 FM) - Plusieurs intervenants politiques et communautaires se questionnent sur la pertinence de hausser le salaire minimum à 15 dollars de l'heure. Voici ce qu'en pense Yves-François Blanchet.
On en parle en ondes :

L’ancien député péquiste de la circonscription de Johnson et maintenant chroniqueur politique estime qu’il est important d’aborder la question comme société.

«C’est une question qui pourrait avoir une incidence sur la vie au quotidien de beaucoup de Québécois. Ça vaut la peine qu’on en parle. On doit le faire sans présumer de la conclusion. Le constat actuel que l’on fait, c’est que le salaire minimum actuel maintient quelqu’un sous le seuil de la pauvreté», a-t-il expliqué, mercredi, à l’émission Puisqu’il faut se lever.

Selon lui, le désavantage du salaire minimum est très clair puisque les gens qui bénéficient de prestations de l’état ont aussi droit à des avantages que les salariés minimum n’ont pas.

Donc, si on augmente le salaire minimum, il croit que ça va inciter les gens à retourner sur le marché du travail.

Les inconvénients

Aux gens qui ont peur que ça va augmenter le prix des denrées, l’ancien parlementaire émet des doutes. Mais l’incitation à la dépense semble être plus bénéfique que les inconvénients.

«Ça augmente la quantité d’argent qui circule. Mais je ne suis pas certain que ça augmenterait les prix des denrées parce que ce n’est pas tout le monde qui aurait une augmentation de salaire. C’est seulement ceux qui sont au salaire minimum.

«L’effet sur l’indice des prix à la consommation d’une augmentation du salaire minimum va progressivement se répercuter dans l’ensemble. Mais ça ne veut pas dire que si quelqu’un a une augmentation de 20% de son salaire que la pression va être de l’ordre de 20% sur l’ensemble des prix. Oui, il y a une incidence sur la masse salariale, mais une incidence sur la dépense aussi parce que cet argent qui va dans la poche des gens va aussi être dépensé.»