WASHINGTON - Le directeur de la police fédérale américaine (FBI), James Comey, refuse de dire si son organisation enquête sur de possibles liens entre la Russie et la campagne présidentielle de Donald Trump, évoquant une politique qui lui interdit de commenter les activités du FBI.

M. Comey a témoigné devant le Sénat américain, mardi, concernant les allégations de piratage russe pendant la campagne électorale américaine.

À la fin d'octobre, M. Comey avait provoqué la colère des démocrates en annonçant 11 jours avant le scrutin qu'il rouvrait l'enquête du FBI sur les courriels de Hillary Clinton.

Alors qu'il était interrogé pour la première fois depuis qu'il a fait cette surprenante révélation sur Mme Clinton, James Comey a affirmé qu'il ne commenterait jamais les enquêtes, qu'elles soient ouvertes ou non.

L'ancien chef de la minorité au Sénat, Harry Reid, avait écrit deux lettres au FBI l'année dernière pour qu'il publie les informations qu'il avait sur les liens des proches de M. Trump avec la Russie.

Une enquête active sur le prochain président concernant ses possibles liens avec ceux qui sont accusés de s'être ingérés dans l'élection américaine pourrait aggraver la méfiance des Américains à l'égard de leurs institutions démocratiques.

Le FBI était parmi les trois organisations de renseignements qui ont confirmé l'implication du président russe, Vladimir Poutine, dans la vaste opération de piratage ayant touché le Parti démocrate et le directeur de campagne de la candidate Hillary Clinton, John Podesta.

Les agences n'ont toutefois pas pu conclure si ces activités avaient influencé les Américains à voter pour M. Trump.

Les agences de renseignement ont informé le président désigné et le président actuel, Barack Obama, des résultats de leurs enquêtes.

Le «New York Times» et CNN ont révélé mardi que les agences avaient présenté à M. Trump des rapports non corroborés selon lesquels la Russie aurait des informations personnelles et financières compromettantes sur lui.