Le président américain Donald Trump/Photo: archives AP
WASHINGTON - Le patron de la police fédérale américaine, James Comey, a confirmé publiquement lundi que le FBI enquête sur les liens entre l'entourage de Donald Trump et la Russie, dans le cadre plus large d'une enquête sur une possible ingérence russe dans la campagne présidentielle l'an dernier.
Un reportage de Julie-Christine Gagnon.
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Cette révélation extraordinaire, et la première confirmation publique d'une enquête qui a débuté l'an dernier, est survenue lors du témoignage de M. Comey devant le Congrès.

Le FBI refuse habituellement de discuter des enquêtes en cours, et encore bien moins de les confirmer, mais M. Comey a assuré avoir reçu le feu vert du département de la Justice.

«Cette tâche est très complexe, et il m'est impossible de vous dire quand le travail sera terminé», a-t-il dit.

Le témoignage de M. Comey devant le comité du renseignement de la Chambre des représentants s'est rapidement divisé le long de lignes partisanes, les démocrates exigeant plus de détails et les républicains s'intéressant surtout à la couverture médiatique de l'affaire.

Questionné par le plus haut représentant démocrate au sein du comité, Adam Schiff, M. Comey a ensuite contredit publiquement une série de gazouillis du président Donald Trump, qui prétendait que le président Barack Obama avait ordonné l'écoute électronique de ses téléphones pendant la campagne.

«Je n'ai aucune confirmation en appui à ces gazouillis, et nous avons procédé à un examen minutieux au sein du FBI», a dit M. Comey, avant d'ajouter qu'il en va de même pour le département de la Justice.

Il a dit que l'enquête s'inscrit dans le cadre du mandat de contre-espionnage de l'agence. Les enquêteurs examinent la nature de tout lien éventuel entre la campagne Trump et la Russie, notamment pour tenter de savoir si les efforts russes pour interférer avec la présidentielle de 2016 étaient coordonnés avec la campagne de M. Trump.

Le directeur de l'Agence de sécurité nationale, Michael Rogers, a quant à lui réfuté des allégations qui ont fait surface l'an dernier et qui impliquaient les renseignements britanniques dans l'espionnage de M. Trump.

Le président du comité, le républicain Devin Nunes, avait déclaré un peu plus tôt que Trump Tower n'avait été placée sous aucune surveillance physique, mais que le président Trump et ses proches avaient possiblement fait l'objet «d'autres activités de surveillance».