Donald Trump
NEW YORK - Le président désigné des États-Unis, Donald Trump, a vivement nié que la Russie ait pu obtenir de l'information personnelle et financière compromettante à son sujet, ajoutant que les agences de renseignement seront «gravement éclaboussées» si on apprend qu'elles sont responsables de la publication de matériel à ce sujet.

Dans sa première conférence de presse depuis la fin juillet, M. Trump a reproché aux médias d'avoir diffusé ces informations, tard mardi soir. Sa défense a largement dominé sa conférence de presse, lors de laquelle il a également présenté un nouveau membre de son Cabinet en plus d'expliquer comment il prévoyait se distancier de son empire immobilier et financier.

«C'est un scandale que cette information ait été rendue publique. J'ai vu l'information, j'ai lu l'information à l'extérieur de cette rencontre», a-t-il déclaré, en référence à une rencontre préparatoire à laquelle il a assisté avec de hauts responsables des services de renseignement.

«Ce sont toutes des fausses nouvelles, des choses factices, ce n'est pas arrivé, a-t-il ajouté. Ça a été obtenu par certains de nos opposants.»

Un fonctionnaire américain a confié à l'Associated Press, mardi soir, que de hauts responsables du renseignement américain avaient présenté la semaine dernière au président désigné Donald Trump des rapports non corroborés selon lesquels la Russie détiendrait des informations personnelles et financières compromettantes à son sujet. Le fonctionnaire a révélé ces informations sous le couvert de l'anonymat parce qu'il n'avait pas la permission d'en parler publiquement.

Interrogé au sujet de sa relation avec le président russe Vladimir Poutine, M. Trump a avancé qu'il s'agissait d'un «atout, et non d'un handicap» et d'une amélioration comparativement à la «relation horrible» qu'entretiennent actuellement les États-Unis avec la Russie.

Faire payer le Mexique pour le mur

Le président désigné a également discuté de son projet de construire un mur le long de la frontière séparant les États-Unis et le Mexique, affirmant qu'il allait commencer à discuter avec son voisin du sud immédiatement après son entrée à la Maison-Blanche.

L'équipe de Donald Trump et les républicains au Congrès ont déjà discuté d'un plan qui ferait en sorte que les contribuables américains paieraient initialement pour le mur.

M. Trump a précisé que cela visait à permettre que la construction du mur commence rapidement.

«Quelle est la différence? Je veux commencer (à construire) le mur», a-t-il lancé, ajoutant que le Mexique rembourserait par la suite.

Donald Trump a également profité de sa conférence de presse pour annoncer la nomination de David Shulkin à la tête du département des Anciens combattants, où il occupe actuellement le poste de sous-secrétaire.

Le président désigné a également fait savoir qu'il placerait toutes ses affaires dans une fiducie, et qu'il confierait la responsabilité de son entreprise à ses deux fils et à un collaborateur de longue date de manière à éviter tout éventuel conflit d'intérêts.

Une avocate de la Trump Organization, Sheri Dillon, a expliqué que ces changements auraient été effectués d'ici l'investiture de M. Trump, le 20 janvier, ce qui l'isolera complètement de ses entreprises.

L'avocate a ajouté que l'organisation continuera d'examiner des occasions d'affaires aux États-Unis. Elle nommera aussi un conseiller à l'éthique qui devra approuver toute transaction potentiellement controversée.

Mme Dillon a également expliqué qu'il est faux d'affirmer, comme certains l'ont fait, que le président désigné violera la Constitution lorsque des leaders étrangers paieront pour une chambre et des services dans ses différents hôtels à travers le monde. La Trump Organization prévoit d'ailleurs verser tous les profits provenant des transactions de gouvernements étrangers dans ses hôtels au Trésor américain.

Sa conférence

Avec The Associated Press