(Cogeco Nouvelles) - L'Association canadienne des chefs de police s'inquiète de la légalisation prochaine du cannabis.

Les policiers se questionnent sur l'augmentation possible des cas de conduite avec facultés affaiblies par la drogue et les moyens mis à la disposition des forces policières pour les détecter.

Les nouvelles méthodes de détection et la formation des policiers entraîneront des coûts.

«On doit avoir la capacité d'assurer la sécurité des citoyens sur le bord de la route. Donc quels sont les outils qu'on va avoir. Qui va assumer cette facture? Nous, on soulève qu'il va ya avoir des coûts et il y a des restrictions budgétaires. Donc, l'assiette est pleine, si on ajoute des coûts, qu'est-ce qui débarque de l'assiette?», se questionne Mario Harel, président de l'Association canadienne des chefs de police.

Le président ajoute que la marijuana est bien différente à gérer que l'alcool.

«Seule une prise de sang peut déterminer le niveau d'intoxication d'une personne. Au niveau de la marijuana, ce niveau d'intoxication dans le sang reste environ 90 minutes, maximum deux heures. Lors d'un accident, va falloir bouger vite pour réussir à obtenir cette prise de sang.»