Un homme regarde un téléviseur qui diffuse les images du président américain Donald Trump et du dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un, à Séoul./Photo: AP/Ahn Young-joon
SÉOUL, Corée, République de - L'escalade verbale s'est poursuivie jeudi entre la Corée du Nord et les États-Unis. Le régime dictatorial de Pyongyang a détaillé son intention de tirer plusieurs missiles balistiques en direction de Guam, un territoire américain qui abrite deux bases militaires.

Ces tirs, s'ils se concrétisaient, représenteraient la pire provocation de la Corée du Nord à ce jour.

Pyongyang a déclaré jeudi qu'il s'affairait à finaliser les détails du lancement de quatre missiles Hwasong-12, qui survoleraient le Japon avant de plonger dans l'océan autour de la petite île, où sont notamment stationnés 7000 soldats américains. Le plan, qui prévoit que les missiles tomberaient dans l'eau à 30 ou 40 kilomètres de Guam, pourrait être soumis à l'approbation du dictateur Kim Jong-un au cours des prochains jours.

Le Japon et la Corée du Sud ont promis une réponse musclée si la Corée du Nord lance ses missiles.

De son côté, le président américain Donald Trump, qui avait promis la veille «le feu et la colère» au régime nord-coréen, a estimé jeudi que sa mise en garde «n'avait pas été assez dure».

S'adressant à des journalistes rassemblés à son club de golf du New Jersey, il a déclaré qu'il était temps que la Corée du Nord «se reprenne en main si elle ne veut pas se retrouver dans une situation désastreuse que peu de pays ont connue».

Guam se trouve à environ 3400 kilomètres de la péninsule coréenne, tandis que la portée du Hwasong-12 est de plus de 3700 kilomètres. La précision des missiles reste toutefois à démontrer.