Jared Kushner, Ivanka et Donald Trump.
NEW YORK - Le président désigné des États-Unis, Donald Trump, a nommé son gendre, Jared Kushner, comme conseiller principal à la Maison-Blanche, plaçant le jeune gestionnaire immobilier dans une fonction importante qui lui permettra de gérer des dossiers tant en politique intérieure qu'en politique étrangère, surtout sur le Moyen-Orient et sur la négociation d'accords commerciaux.

Kushner, qui est marié à Ivanka Trump, est devenu un conseiller de plus en plus important auprès de son beau-père depuis la campagne à la présidence.

Ce néophyte de la politique est un maillon important de l'équipe de transition de M. Trump: il a récemment communiqué avec les dirigeants israéliens et a même rencontré le ministre britannique des Affaires étrangères, dimanche.

Il s'est aussi entretenu avec les leaders du Congrès et a participé activement aux entrevues pour choisir les membres du cabinet du prochain président.

Ivanka Trump, qui a joué elle aussi un rôle clé dans la campagne présidentielle de son père, n'a pas été formellement nommée à un poste à la Maison-Blanche.

Selon certaines sources, la mère de trois enfants voudrait se concentrer sur le déménagement de sa famille de New York à Washington.

L'admissibilité de Jared Kushner à son poste pourrait toutefois soulever des questions, en raison d'une loi datant de 1968 qui interdit aux représentants gouvernementaux d'embaucher des membres de leur famille.

L'avocate de M. Kushner, Jamie Gorelick, a souligné que la loi ne s'appliquait pas à la Maison-Blanche. Elle a plus tard cité une mesure du Congrès qui délègue au président un pouvoir «sans entrave» et «catégorique» pour nommer ses employés.

Gorelick a fait savoir que Kushner démissionnerait de son poste à la direction de l'entreprise immobilière familiale s'il prenait le poste à la Maison-Blanche. Il vendra aussi une certaine partie de ses actifs pour se conformer aux lois sur l'éthique qui s'appliquent aux employés gouvernementaux.

En vertu de la loi, Kushner devra prendre plus de précautions que Trump lui-même pour éviter tout conflit d'intérêts, puisqu'une bonne partie des lois sur les conflits d'intérêts ne s'appliquent pas au président.

Gorelick a affirmé que son client était «résolu à respecter les lois fédérales en éthique», ajoutant que sa firme d'avocats avait été en contact avec le Bureau de l'éthique gouvernementale pour déterminer «les prochaines étapes» à suivre.