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(98,5 FM) - En lien avec le décès de la jeune femme Éloïse Dupuis, à l'Hôtel-Dieu de Lévis, l'animatrice Isabelle Maréchal s'est penchée sur le phénomène des sectes dans la société québécoise. Elle s'est notamment entretenue avec l'ancien Témoin de Jéhovah Jean-Sébastien Lozeau (auteur du livre Réveillez-moi! - une enfance chez les Témoins de Jéhovah) et Gabrielle Lavallée, survivante de la secte de Rock «Moïse» Thériault qui, lui, a été assassiné en prison en 2011.
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Gabrielle Lavallée a vécu plusieurs années au sein de la secte de Moïse. Elle a été témoin, voire victime, des horreurs commises par Roch Thériault. En entrevue, elle a insisté sur l’importance de garder contact avec les membres de ces sectes, sans toutefois juger leur choix.

«On a affaire à des prédateurs qui savent très bien cibler leurs proies : des personnes vulnérables, en rupture identitaire. À l’époque, j’avais 27 ans. Je cherchais un sens à ma vie. Il m’a jeté de la poudre aux yeux. D’une façon très insidieuse, on nous déshumanise, nous dépersonnalise.»

«Je suis certaine que cette pauvre jeune femme [Éloïse Dupuis], sans Témoins de Jéhovah dans sa chambre d’hôpital, aurait acquiescé à la transfusion sanguine. Elle ne pouvait pas exprimer une décision valable, en pleine objectivité. Elle était brainwashée (on lui a fait un lavage de cerveau).»

La triste histoire d’Éloïse Lavallée

Rappelons qu’une enquête du Bureau du coroner est en cours relativement à la mort de la jeune femme de 27 ans à la suite de son accouchement. Témoin de Jéhovah, Mme Éloïse Dupuis aurait refusé une transfusion sanguine en raison de ses croyances religieuses.

On a d’abord avancé qu’elle serait décédée des conséquences d'une hémorragie survenue le 12 octobre lors de l’accouchement de son premier enfant, qui, lui, se porte bien. Son enfant est né le 6 octobre. Plus récemment, on a suggéré qu’elle serait morte en raison d’une pneumonie.

Le Bureau du coroner doit déterminer si la jeune mère avait clairement exprimé son refus d'une transfusion sanguine ou s'il s'agit d'une erreur médicale.

Sur le plan légal au Québec, un patient peut refuser un traitement s'il s'agit d'une décision éclairée.