Donald Trump.
WASHINGTON - La Maison-Blanche a semblé chercher à adoucir, lundi, les allégations lancées par Donald Trump à l'égard de son prédécesseur, il y a un peu plus d'une semaine, voulant que ce dernier ait placé sous écoute la tour Trump en pleine campagne électorale à la présidence.

Ce changement de ton coïncide avec la date butoir à laquelle le département de la Justice doit fournir aux élus américains des éléments prouvant les allégations du président, lancées le 4 mars dans une série de micromessages sur Twitter.

Le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer a fait valoir, lundi, que M. Trump ne faisait pas allusion à une mise sous écoute au sens littéral de l'expression, raison pour laquelle il avait employé des guillemets.

Le président référait à des activités de surveillance au sens large, a plaidé M. Spicer.

Ces propos ne visaient par ailleurs pas précisément Barack Obama, mais plutôt l'administration de ce dernier, a ajouté le porte-parole.

Depuis qu'il a lancé ces accusations incendiaires, M. Trump ne s'est pas prononcé à nouveau sur la question.

La Maison-Blanche avait demandé aux comités de la Chambre des représentants et du Sénat en matière de renseignement de faire enquête sur ces controversées allégations.

Une date butoir, fixée à lundi, a été repoussée d'une semaine, à laquelle le département de la Justice doit fournir aux élus américains des éléments prouvant les allégations du président, lancées le 4 mars dans une série de micromessages sur Twitter.

Le département de la Justice a demandé lundi aux législateurs plus de temps.

Le comité du renseignement de la Chambre des représentants a indiqué qu'il accordait au département de la Justice une semaine de plus, jusqu'au 20 mars, pour répondre à sa requête.

Il s'agit de la date de la première audience publique du comité concernant l'enquête sur les possibles ingérences russes dans les élections en 2016 et les contacts allégués entre des proches de M. Trump et la Russie.

Un porte-parole du président républicain du comité a affirmé que le comité pourrait utiliser son pouvoir d'assignation pour obtenir de l'information dans l'éventualité où le département de la Justice ne respectait pas cette nouvelle date butoir.